Après quelques temps d’absence me revoilà ! Je vous rassure il n’y a rien de grave, j’ai juste eu des problèmes avec mon ordinateur portable et c’est toujours le cas… Du coup j’écris cet article avec celui de mon copain. Je vais sûrement devoir m’en acheter un nouveau, heureusement que le mois prochain c’est mon anniversaire.

Sinon je suis en pleine organisation avec Isabelle d’un vide dressing d’été qui se déroulera le samedi 24 juin au Bomp (place Croix Paquet) à Lyon. Si vous voulez faire de bonnes affaires et me rencontrer, n’hésitez pas à venir. Il y aura des vêtements du 32 au 40 et des chaussures du 34 au 40, des accessoires, des bijoux et des produits de beauté. Bref de quoi se faire bien badass !

Sans titre (1)

 

Revenons maintenant au sujet du jour : la chasse aux produits toxiques. J’ai lu un guide des produits sains et sûrs publié au début du mois par le magazine 60 millions de consommateurs. Vous en avez déjà surement entendu parlé ou même lu, il a été relayé par plusieurs médias. Le résultat de leur enquête m’a interpellé, ils ont passés au crible une centaine de produits, et le résultat n’est pas joli.

Naïvement je pensais qu’ils étaient très contrôlés, que la majorité des substances toxiques étaient interdites et que je pouvais me fier aux labels et aux mentions sans parabènes, sans alcool, sans parfums… mais que nenni (et oui j’utilise ce genre d’expression). On trouve encore dans beaucoup de produits : des substances allergènes, irritantes, polluantes et même pire des perturbateurs endocriniens et cancérigènes.

Pour vérifier leur dire, armée de leur guide et de ma patience, j’ai déchiffré les étiquettes des produits présents dans ma salle de bain. Cette chasse aux produits toxiques m’a pris presque toute la matinée… J’ai pu voir que j’avais pas mal de produits à bannir, mais heureusement il y a quelques bons élèves. Les produits les moins bons sont pas forcement ceux que l’on soupçonnent, certains viennent de grands noms de la cosmétique, d’autres de marques vendues en supermarché et même des marques labellisées bio.

Avant de vous montrer les résultats de ma chasse, je vais vous donner les clefs d’un bon tri, que j’ai pu avoir grâce à 60 millions de consommateurs. Vous pouvez d’ailleurs trouver le guide en suivant ce lien.

Déchiffrer les étiquettes, la composition et les ingrédients

giphy

La composition et ses ingrédients

En moyenne un produit compte une trentaine d’ingrédients (la loi ne fixe pas de minimum ni de maximum), il faut privilégier ceux avec moins d’une dizaine d’ingrédients.

Les fabricants doivent lister sur les étiquettes l’intégralité des ingrédients depuis 1999 en suivant une nomenclature bien précise :

  • Les ingrédients doivent figurer par ordre décroissant de présence si leur concentration est égale ou dépasse 1%, au dessous ils apparaissent en fin de liste, mais sans ordre particulier
  • Les extraits de plantes et leurs dérivés sont en latin : nom latin + oil = huile végétale, nom latin + water = eau florale ou encore nom latin + cera = cire
  • Les substances transformées d’origine chimique ou naturelle sont en anglais
  • les molécules parfumantes sont regroupées sous l’appellation parfum
  • Les allergènes de parfum doivent être mentionnés en fin de liste
  • Les colorants sous l’abréviation CI suivie d’un numéro
  • Les sigles ou les acronymes sont mauvais signes : BHT (sensibilisant), BHA (soupçonné cancérigène, irritant et de nuire à la fertilité), PEG et PPG (polluant)

 

La mention sans paraben

Il faut s’en méfier seuls les parabens les plus à risques sont interdits, certains sont donc encore autorisés. Le propylparaben et le butylparaben sont interdits (allergène et soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens), mais l’ethylparaben et le methylparaben sont mis hors de cause. Certains fabricants les remplacent par des ingrédients encore plus toxiques comme l’hydroxyanisole butylé (BHA).

giphy (2)

 

Les labels et leur limites

La mention « Cosmos Organic » indique qu’il y a des ingrédients biodégradables et qui respectent la santé humaine.

L’écolabel européen  prend en compte l’impact sur l’environnement, mais pas l’origine et la nature des ingrédients.

Les labels Ecocert  et Cosmebio cosmétique avec la certification bio (au moins 95% d’ingrédients végétaux bio) et la certification éco (au moins 50% d’ingrédients végétaux bio) ne permettent pas de distinguer les substances naturelles, modifiées chimiquement ou non.

Le label BDIH exige un minimum de 95% d’ingrédients végétaux bio, un maximum de 50% d’huiles estérifiées ou de matières premières hydrogénées et tolérance 0 pour les substances issue de la filière pétrochimique.

Le label Nature et Progrès indique que tous les ingrédients végétaux sont issus de l’agriculture biologique, mais pas qu’ils sont tous d’origine naturelle.

Le label Natrue quant à lui se décline selon le pourcentage d’ingrédients végétaux bio en trois niveaux de certifications : « cosmétiques biologiques » pour un minimum de 95% d’ingrédients naturels issus de l’agriculture biologique, « cosmétiques en partie biologiques » pour un minimum de 70% et « cosmétiques naturels » avec pas de minimum.

Après ces éclaircissements sur l’étiquetage, nous allons voir les ingrédients sains ou non par rayon. En effet pour certaines catégories de produits, les ingrédients ne sont pas forcements indésirables. C’est le cas du sodium lauryl sulfate qui est indésirable que dans certains shampoings car il assèche et dégraisse le cuir chevelu et les cheveux.

Également chaque personne va réagir différemment face à un produit et une allergie ou une sensibilité peuvent se déclarer bien plus tard.

Par exemple en ce moment les doigts de ma main droite sont enflés et ils me brûlent, je suis allée voir une pharmacienne qui m’a dit que c’était une allergie par contact. Après réflexion je soupçonne fortement l’acétone contenue dans le bain dissolvant que j’ai acheté à Sephora, car ma réaction allergique se situe surtout sur les bouts de doigts au niveau des ongles. C’est d’ailleurs la première fois que je fais une réaction à ce produit et même tout court.

Cela fait bien quelques années que je l’utilise… comme quoi les allergies peuvent m’être du temps à se révéler. Comme me l’a fait remarquer une amie on ne naît pas forcement allergique, mais on peut le devenir. 60 millions de consommateurs va également dans ce sens en disant que les allergènes ne représentent pas un danger majeur avec un contact ponctuel, mais qu’avec des expositions répétées ils peuvent se révéler toxiques. Parenthèse fermée revenons à notre sujet.

Mémo des bons et mauvais ingrédients par rayon

Voici donc le mémo tiré du magazine des  60 millions de consommateurs plutôt bien fait qui liste les ingrédients à privilégier, indésirables avec un risque modéré et indésirable avec un risque élevé.

Numérisation_20170615Numérisation_20170615 (2)

J’ai donc fait ce tri comme je vous l’ai raconté précédemment, je vous laisse découvrir le résultat en photo (désolé pour la qualité) dans l’ordre bons, moins bon et mauvais. Certains résultats m’ont fait un peu peur, je n’ose même plus les utiliser. Puis certains je vais les finir, mais pas les racheter.

Les bons

unnamed (1)unnamed

 

Les moyens (allergène, irritant, polluant, sensibilisant et certains perturbateurs endocriniens suspectés de faible activité)

unnamed (3)unnamed (2)

 

Les mauvais (très fort allergène, cancérogène suspecté, très irritant, polluant et perturbateur endocrinien)

unnamed (4)

J’espère que cet article vous a intéressé même si je l’avoue il est assez long. Et bonne chasse aux produits toxiques.

Publicités